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Article du Blog du woaching

Le conte de la graine et de la lumière

  • Photo du rédacteur: francois thouret
    francois thouret
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

Le conte

Il était une fois, au cœur d’une forêt oubliée, une graine qui possédait une coquille extraordinairement épaisse, si sombre et si lisse qu'elle ressemblait à un petit galet d'obsidienne. À l'intérieur de cette carapace scellée dormait une force immense, un élan de vie prêt à déployer un arbre majestueux. Mais la graine l'ignorait elle-même : pour elle, le monde se résumait à l'ombre des arbres, et à la sécurité de sa coquille, entourée d’autres graines toutes semblables.


Un jour, un glissement de terrain la balaya et la précipita loin des arbres, au fond d’une crevasse étroite…. … Dans sa chute, un craquement sec retentit dans le silence.

La graine tressaillit de terreur : sa coquille venait de se fissurer.

Pour la première fois de son existence, sa protection parfaite était fêlée. Elle se sentit vulnérable, exposée, perdue. Elle pensa être brisée à jamais.

C'est alors que le miracle se produisit.


Un jour, alors que le soleil atteignit son zénith. Un rayon de lumière vertical, pur et doré, fendit l'obscurité de la crevasse et vint frapper exactement la fissure de la graine.

Dès que la lumière extérieure toucha la chair tendre mise à nu, quelque chose d'incontrôlable se réveilla. La force de vie, enfermée depuis toujours sous la carapace, répondit à l'appel de la lumière. Ce ne fut pas une décision, mais un élan, la réponse à un appel. Incapable de résister à cet éclairement, la graine utilisa la fissure non pas comme une blessure, mais comme une porte. Elle sentit pousser sa toute première racine qui s'ancra dans le sol, et dressa une tige fragile vers le rayon de soleil.

Jour après jour, nourrie par ce rendez-vous avec la lumière, la plante grandit. Ses racines finirent par écarter la montagne elle-même. Un jour, ce qui n'était qu'un petit galet sombre devint un arbre, dont les racines portaient encore la trace de la vieille cicatrice par laquelle la force de vie avait enfin pu jaillir.


La métaphore contenue dans le conte

Ce conte est une métaphore qui nous permet de prendre conscience de la manière dont la force de vie parvient à s’exprimer en chacun de nous. De comprendre que cela peut être aléatoire voire ne jamais advenir. En même temps, elle nous donne des clés pour devenir des acteurs conscients, des « jardiniers » de notre propre force de vie.


La carapace représente nos protections, nos mécanismes de défense, les certitudes que nous avons construites et qui nous enferment.


L’ombre des arbres correspond au milieu confortable, rassurant dans lequel nous vivons, dans l’ignorance de notre propre potentiel.


La fissure symbolise l'épreuve, la crise nécessaire ou l'élément déclencheur qui qui vient nous sortir de l’ombre, "briser" nos certitudes et nous rendre vulnérables.


La lumière représente la rencontre, la prise de conscience, l'amour qui vient révéler ce qui attendait au fond de nous.

Ceci fait écho à la célèbre réplique du poète et chanteur Leonard Cohen dans sa chanson Anthem : « There is a crack, a crack in everything. That’s how the light gets in ».   (« Il y a une fissure, une fissure dans chaque chose.  C'est par là que rentre la lumière » )


La transformation décrit que la force de vie ne referme pas la fissure, mais s'en sert comme d’un point de passage pour se nourrir et s’exprimer. Au rythme d'un "jardinage" régulier, dans le temps long.


L’arbre, qu’il soit petit ou grand offre au monde la force de vie que chacun porte en soi en devenir.



Du conte à la réalité: jardinons notre graine intérieure pour que son éclosion éventuelle ne soit pas laissée au hasard:

Le « jardinage » est avant tout une pratique de questionnements et d’écoute profonde de soi-même dans un espace qui s’y prête.


Voici quelques questions pour évaluer la réalité de notre pratique du jardinage de notre graine intérieure, pour que son éclosion éventuelle ne soit pas laissée au hasard:


. Quand et comment ai-je la possibilité de questionner mes propres certitudes?


. Quelles expériences me conduisent hors de l’ombre confortable de ma vie quotidienne?


. Par quelles rencontres éclairai-je mes questionnements? 


. Comment et dans quels espaces cultivai-je ma graine intérieure pour y laisser entrer la lumière et écouter les élans qui m’appellent?


…...




Pour ma part, je consacre, depuis plusieurs années maintenant, mon attention et ma présence, à offrir, à travers ce que j'appelle le woaching: des parenthèses accompagnées de marche dans la nature et de rencontres permettant à chacun de « jardiner » sa  propre graine, à sa manière, à son propre rythme.



Francois






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