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  • La beauté des choses

    Un hymne à la beauté inspiré par la marche.

  • Quand le Chemin devient Récit

    Histoire de la naissance d'un livre. Depuis que je marche, j’en ai croisé des personnages ! Riches de leur différence de culture, de génération, de métier, ils m’ont confié des histoires qui m’ont éclairé comme autant de manières de penser, de voir le monde, ou tout simplement de vivre. Des histoires résonnant souvent avec mes propres questionnements. J’ai d’abord commencé à les écrire, sous forme de Haikus, de poèmes, de chansons ou de contes de quelques pages. Je les distillais à l’occasion dans ma pratique du Woaching inspirant souvent les participants, comme ils m’avaient inspiré. Et puis, au fil du temps, a grandi en moi l’envie d’en faire un livre. J’ai d’abord pensé en faire un recueil d’histoires, jusqu’au jour où, alors que je racontais certaines de ces histoires sur le Camino, un de mes compagnons s’exclama : « François, ces histoires pourraient faire un roman magnifique ! »… J’en fus saisi, comme par une évidence. Un roman ! Le mot était lâché. Un objet tellement ordinaire. Sauf que… Vertige ! Comment écrit-on un roman ? Par quel bout commencer ? Suis-je suffisamment motivé pour y consacrer mon temps pendant des mois ? Sans être sûr de pouvoir l’éditer ! Et puis, il y en a tellement. Qu’est-ce qu’un roman de plus peut apporter ? À qui ?... Un Everest se dressait devant moi. C’était il y a un peu plus de deux ans. Aujourd’hui, 8 octobre 2025, le livre existe ! Quand je le prends en main et le feuillette, je ressens comme de la tendresse. Une forme de fierté aussi, d’avoir cheminé jusque là, jour après jour, pas à pas, un peu comme une longue marche sur le Camino, avec ses moments difficiles, ses moments de doutes parfois, ses bouffées de joie souvent. Comme sur le Camino, des rencontres m’ont éclairé. Thomas d’Ansembourg, le jour où il m’a encouragé à bien comprendre pourquoi j’écris, avant de m’engager dans ce long chemin. Aurélie Vallogne, le jour où j’ai découvert sa « masterclass » dans laquelle elle partage sa méthode d’auteure qui en est à son dixième livre. La méthode qui m’a tellement manqué les premiers mois où je tâtonnais. Comme sur le Camino, j’ai traversé des étapes inoubliables. Le choix de mes personnages (étape magnifique), l’intrigue, le synopsis, le plan. Les journées entières de liberté incroyable à écrire les scènes, les unes après les autres. Des moments d’inspiration prodigieuse où j’ai vécu la réalité de cette citation d’Henri Michaux : « Ce n’est pas parce que j’ai des idées que j’écris. C’est parce que j’écris que j’ai des idées ! » Et puis le premier manuscrit complet. Les chers « béta-lecteurs » qui m’ont offert leur temps et leurs retours. Et puis la finition, les retouches, les multiples corrections, comme une grosse montée laborieuse sur le chemin. Jusqu’au premier exemplaire du livre tout frais imprimé. Une joie de gamin ce jour-là. Voilà ! L’idée de livre inspiré du chemin est devenue un récit. Un roman. Ses personnages vont vivre avec et pour d’autres que moi. Le nom de ce roman : « Avec Charlie ». Je suis heureux de le partager avec vous. François Thouret « Avec Charlie » est disponible sur la plateforme Bookelis, au lien suivant: https://livres.bookelis.com/romans/70761-Avec-Charlie.html

  • Quand nous sentons-nous vraiment heureux dans notre travail?

    Il y a une dizaine de jours, alors que je revenais d'accompagner une journée de Woaching, je chantais dans ma voiture. Je me sentais joyeux, enchanté, plein d’énergie✨   Aujourd'hui, je me pose pour écrire, revivre les temps forts de cette journée. Pour mettre des mots sur ce qui s’est passé en moi. Pour partager ce qu’ils m’apprennent.   Les six personnes du groupe que j’accompagne en Woaching ce jour là, ont pris une journée sur leur temps de travail, pour venir marquer un temps de respiration dans leur vie dense, exigeante, accaparante. Pour venir se ressourcer et prendre du recul. Ils en ont tellement besoin. Lorsque je me lève ce même jour, je ressens la petite boule familière au fond de moi qui est le signe de la concentration maximum, de l’attention à tous les petits détails qui me permettront d’honorer envers ces personnes qui m’ont fait confiance, la promesse d’une expérience de ressourcement de leur corps, de leur esprit, de leur coeur, de leur âme même peut être.    Alors que je "petit-déjeune", je repasse dans ma tête le parcours de 12km que j’ai repéré il y a quelques jours. Les points d’arrêts possibles pour le travail en groupe, la prise de notes. Les zones de marche seule, pour l’introspection, ou à deux pour l’écoute et le partage. Et aussi les passages délicats ou glissants où je devrai veiller à les guider en sécurité.   D’autant plus que la météo est incertaine, et que je viens de recevoir à 7h, un SMS d’un participant: « il pleut, qu’est ce qu’on fait? »Dans une journée de marche en groupe, la pluie peut contribuer à la cohésion du groupe, au lien avec la nature. Je l’ai souvent vécu.Alors je lui réponds: « Je serai au départ comme convenu. Fais comme tu le sens ».  Dans la voiture, je repasse dans ma tête tous les roles que je vais devoir jouer aujourd’hui. Pour tenir ma promesse envers chacun.  Le role d’organisateur du temps et des petites décisions à prendre au fil de la marche et des imprévus liés aux participants, au parcours, à la météo, ….. Le role de guide de la méthodologie de Woaching. Etre clair et donner du sens à la démarche, partager les outils d’aide à la réflexion sur le thème du jour, pour que chacun participe, en confiance. Et le role de gardien du cadre et de la bienveillance dans le groupe. Afin de créer la confiance qui permet à chacun d’exprimer.Dés que j’arrive sur place, dés le contact avec les premiers participants, je me sens complètement présent, attentif.  Dés le briefing, je sens la « magie » commence à opérer avec le groupe qui se forme. La météo qui oscille entre calme et petites averses joue son role de catalyseur de cohésion.Je porte alors mon attention complètement sur les roles que je dois remplir, sur le processus que je dois animer. Je suis comme un poisson dans l’eau. Chacun s’exprime à sa manière, la confiance nait, les premières prises de conscience sont partagées. Alors je ressens l’émerveillement. L’émerveillement de voir à l’œuvre l’alchimie qui, dans le Woaching, associe la marche, la nature et le groupe.  Alors un deuxième espace s’ouvre pour chacun, d’écoute et de compréhension de soi. Un espace dans lequel chacun puise souvent au delà de ses attentes.  Je me sens alors comme « un poisson dans l’eau » . Tout s’enchaîne comme par enchantement. L’exercice d’intelligence collective final est magnifique, confirmé par les feedbacks des participants. Et on arrive à l’heure au parking! Certains appellent cela le "flow". Pour ma part je l'appelle l'émerveillement. C'est le fruit de l'accomplissement, maintes fois répété d'un travail exigeant, que j'aime profondément. Il me nourrit à chaque fois, autant que les participants. Il me donne la joie et l’énergie de préparer la prochaine sortie avec le même coeur. Je vous souhaite de trouver aussi des moments d'émerveillement dans votre travail 🌻

  • "One of the most profound learning of my life". 

    "Une des expériences les plus profondes de ma vie" Voici un témoignage de Denis Kenny après une expérience de Woaching de quatre jours sur la Via Jacobi (Camino en Suisse) avec un groupe d'amis. Je le partage avec vous tel qu'il l'a écrit, dans sa langue maternelle. Pour en conserver toute les nuances. Traduction en fin d'article. "I had a wonderful experience on the “woaching” retreat with Francois and Nelly.  It was a time of peaceful reflection in the most beautiful surroundings, the Jacobi trail in Switzerland. Francois organised everything, accommodation, food, and all the planning necessary for our breathtaking scenic hikes through “Disney” Switzerland.  But most of all Francois and Nelly facilitated insightful listening for all our group where we could reflect on the stories of others as we shared some of the most profound learning of our lives.   Every day was different with exercises to enable us to consider how we got to where we are, where we are now and what the future may look like.  The process was holistic and considered not just our own experiences but also the relationships we have and contextual environment in which everything has taken place and how things may play out in the future. The result was a series of different perspectives which helped bond our group together, all of whom I now regard as dear friends, as well insights on how to grow and develop as a person which I will cherish for all of my life.   I have no hesitation in recommending a “woaching” retreat with Francois and Nelly. It is literally a life changing experience in a positive and beneficial way." Denis Kenny Traduction: J'ai vécu une expérience merveilleuse lors de la retraite « woaching » avec François et Nelly. Ce fut un moment de réflexion paisible dans un cadre magnifique, le sentier Jacobi en Suisse. François s'est occupé de tout organiser : l'hébergement, les repas et toute la planification nécessaire pour nos randonnées à couper le souffle à travers la Suisse. Mais surtout, François et Nelly ont facilité une écoute attentive pour tout notre groupe, nous permettant de réfléchir aux histoires des autres tout en partageant certains des apprentissages les plus profonds de notre vie. Chaque jour était différent, avec des exercices qui nous permettaient de réfléchir à la façon dont nous en étions arrivés là, à notre situation actuelle et à nos aspirations pour l'avenir. Le processus était holistique et tenait compte non seulement de nos propres expériences, mais aussi des relations que nous entretenons, du contexte dans lequel tout notre relation s'est développée et de la façon dont les choses pourraient évoluer à l'avenir. Il en est résulté une série de perspectives différentes qui ont contribué à souder notre groupe de manière plus profonde. Tous les membres sont désormais des amis chers. Et puis des idées sur la manière de grandir et de m'épanouir en tant que personne, que je chérirai toute ma vie. Je recommande sans hésiter une retraite « woaching » avec François et Nelly, car c'est littéralement une expérience qui change la vie de manière positive et bénéfique. Denis Kenny

  • Quatre jours sur la Via Jacobi qui ont transformé notre amitié.

    L'idée est née il y a un an, autour d'un verre: "dis François, et si tu nous faisais découvrir le Woaching?". Ceux qui étaient là acquiescèrent en chœur. J'ai dit oui. Et ce fut le point de départ d'une aventure humaine tout simplement inoubliable. Un groupe différent de tous ceux que j'avais accompagnés jusque là. Il me fallait innover. Des amis. Ils sont des amis. Et je suis un des leurs. Nous nous sommes connus lors d'une formation professionnelle à l'INSEAD, il y a treize ans. Nous avions alors entre quarante et cinquante ans. Et depuis, quasiment tous les ans, nous nous revoyons dans le pays de l'un ou de l'autre, pendant trois ou quatre jours. Le plus souvent, avec nos conjoints. Ainsi, au fil des années, la connivence née des partages vécus lors de notre formation s'est muée en véritable amitié. Ils viennent des quatre coins de l'Europe. Il s'agit donc d'accompagner le groupe en anglais. Je le fais régulièrement en individuel. Mais pour un groupe, sur plusieurs jours, il est nécessaire d'être deux accompagnants anglophones. Une occasion idéale pour Nelly le Bot et moi, tous les deux passionnés d'accompagnement en marchant, et d'expériences multi-culturelles, de réaliser ensemble un premier projet de Woaching en groupe et en anglais. Première innovation. Il nous fallait un parcours accessible facilement depuis n'importe où en Europe. La Via Jacobi (chemin de Compostelle en Suisse) est idéale pour cela grace à l'aéroport de Zurich et au réseau de trains qui dessert tous les villages. Grace au train, nous avons pu réaliser 3 étapes de la Via Jacobi, à partir de Stans, tout en restant dans le même hotel, et ainsi marcher avec des sacs moins lourds. Une forme d'itinérance confortable. Deuxième innovation. Les groupes que j'accompagne sont, le plus souvent, constitués de personnes qui ne se connaissent pas. Mais là, il s'agit d'un groupe d'amis dont je fais partie. Sur quels thèmes les faire cheminer ensemble? Comment jongler entre la posture de l'accompagnant et celle de participant avec eux, à certains moments? Grace à la présence et à l'expérience de Nelly et à une attention constante de ma part à rendre explicite ma posture en fonction des moments, nous avons pu cheminer ensemble, en tant qu'amis, sur le sens de nos vies. Troisième innovation. Nous avons vécu notre amitié à un autre niveau de profondeur. Ce fut pour moi une expérience très enrichissante que d'être à certains moments dans le role de participant. En particulier lors des cheminements à deux, en "bulle", au cours desquels, chacun partage avec l'autre des réflexions profondes, avec un double effet d'éclairage personnel et d'éclairage de l'autre. J'ai pu ainsi, comme les autres participants, partager et écouter des réflexions sur des questions telles que: "qu'est ce qui a fait de moi qui je suis?" ou bien "quelles sont mes aspirations de contribution au monde?". Ainsi, au fil des quatre jours, la confiance, l'attention, l'écoute entre nous ont atteint des intensités nouvelles, conduisant notre amitié vers encore plus de profondeur. Comment les participants ont-ils vécu l'expérience? Voici un premier témoignage de Denis Kelly. Pour plus d'informations pratiques sur la Via Jacobi. Voici un lien vers un site très bien fait qui décrit cette traversée de la Suisse par le Chemin de Compostelle. Le Camino Suisse. https://www.myswitzerland.com/fr-ch/decouvrir/route/viajacobi Bon chemin. Francois Thouret

  • Il vero "scopo" è "essere", non "raggiungere".

    Le véritable « but » est « d'être », et non « d'atteindre ». C'est en ces mots que Cosimo a conclu son témoignage d'une parenthèse de Woaching individuelle, à un moment de sa vie où il ressentait un besoin de recul et de reconnection à des valeurs essentielles. " Ho passato quasi tre giorni con Francois, per andare in profonditá su alcune domande fondamentali per me e sperimentare il suo woaching. È difficile trovare le parole per descrivere il silenzio. Mi ha scavato dentro, creando uno spazio e un tempo per reconnettermi con me stesso, chiarire il mio scopo, illuminare il ruolo delle "relazioni" nella mia vita. La ricetta: cura, silenzio, ascolto, poche domande potenti - insieme al cammino, le chiacchiere, il mangiare insieme. È stato un viaggio, in cui non ho raggiunto alcuna meta, bensì mi sono ricordato come "essere in me" e "connesso". Questo è stato il dono più grande per me, in quanto mi ha permesso di rimanere nello spirito del viaggio continuo e mi ha ricordato che il vero "scopo" è "essere", non "raggiungere". Cosimo Campidoglio Les mots de Cosimo, traduits en français: " J'ai passé près de trois jours avec François, afin d'approfondir certaines questions fondamentales pour moi et d'expérimenter le woaching. Il est difficile de trouver les mots pour décrire le silence. Il m'a creusé à l'intérieur, créant un espace et un temps pour me reconnecter avec moi-même, clarifier mon objectif, éclairer le rôle des « relations » dans ma vie. La recette : attention, silence, écoute, quelques questions percutantes, ainsi que la marche, les discussions, les repas pris ensemble. Ce fut un voyage au cours duquel je n'ai atteint aucun but, mais où je me suis rappelé comment « être en moi » et « connecté ». Ce fut le plus beau cadeau pour moi, car cela m'a permis de rester dans l'esprit du voyage continu et m'a rappelé que le véritable « but » est « d'être », et non « d'atteindre ». Cosimo Campidoglio

  • " Nos rêves se forment à l’aune de nos horizons possibles. "

    J’ai lu récemment une chronique de Marie Robert qui commençait par cette proposition, à laquelle elle ajoutait « qu’il est difficile d’imaginer ce dont on ignore totalement l’existence ! » . Cette introduction a aiguisé mon attention à lire la suite : « L’imagination ! Cette qualité présente au fond de chacun de nous, qui ne sert pas seulement à faire des rédactions en classe de quatrième, mais qui sert surtout à inventer sa vie. […] L’imagination qui se travaille, en lisant, en découvrant, en apprenant, mais surtout, en nous confrontant à tout ce qui n’est pas nous, en nous mélangeant. » Si j’en parle ici, c’est parce que ces mots résonnent largement avec ma propre expérience et avec ce que j’observe chez les personnes que j’accompagne. Il y a douze ans, dans le cadre de mon travail de l’époque, j’ai suivi une formation au cours de laquelle j’ai fait un exercice de projection de ma vie à dix ans et plus. Je l’ai exprimée sous la forme d’une vision, censée incorporer mes aspirations, mes ambitions, mes rêves. Quand je repense à cette vision d'il y a douze ans, je réalise combien mes aspirations personnelles étaient influencés par les normes de mon milieu socioprofessionnel, par mes croyances, par mon regard sur le monde sur le monde et par mon estime de soi. Je ne pouvais pas imaginer alors que j’allais m’inventer une vie très différente, qui, quand je la compare à ma vision d’il y a douze ans, me semble infiniment plus belle en termes de sens, d’alignement, de créativité et de contribution au monde. Søren Kierkegaard disait : « Notre vie se comprend bien à l’envers, cependant, on doit la vivre à l’endroit ». Pour ma part, je sais que j’ai ouvert les horizons de mon existence en sortant de mon cadre socioprofessionnel, de mon confort habituel et de mes « sentiers battus ». En allant marcher, en rencontrant de nouvelles personnes, différentes, en écoutant de nouvelles histoires et en foulant de nouveaux chemins, pour me rencontrer moi-même et ouvrir finalement mon horizon intérieur. Un des aspects de ma vie d’aujourd’hui est de transmettre et de partager en offrant, par le woaching, la possibilité, pour chacun, de marcher avec lui-même au contact de la nature et de personnes différentes. Je le fais parce que je sais que « ça marche ». Parce que je l’ai vécu, en regardant « à l’envers » ce que j’ai fait ces dernières années, et que je l’observe en regardant ce que vivent « à l’endroit » dans leur existence les personnes que j’accompagne aujourd'hui. Que ce soit une journée, un week-end, une semaine, sur un sentier de randonnée ou dans le désert, le temps que chacun s’offre est une parenthèse qui contribue à ouvrir ses propres horizons pour inventer sa vie. François Thouret

  • Le temps d’un écho... Le temps d’une pause.

    Témoignage de Milène Milène lors du stage sculpter son chemin Pendant les vacances scolaires, j’avais l’intention de me poser et de prendre du temps pour moi. Jeune maman à temps plein, cadre et sportive dans l’âme, il en faut du temps pour mener ces 3 rôles de front tout au long des semaines. Une idée me trottait dans la tête: m’offrir une pause, un moment rien qu’à moi. Sans téléphone, sans pression, sans attache, sans contrainte avec unique but de prendre du temps et de m’offrir un moment de répit. Avec une main tendue de François, j’ai décidé de m’inscrire au stage de Sculpter son Chemin pendant une semaine au départ de Saint-Guilhem-le-Désert. Je ne savais pas grand-chose, à part que nous serions 4 personnes accompagnées par François et Marc pour nous guider pendant une semaine sur un bout du Chemin de Compostelle. Je me suis souhaitée vierge de tous renseignements afin d’avoir l’esprit et le corps ouverts à cette expérience. Mon choix a été de me laisser porter dès le début de l’aventure afin de laisser libre court au processus et à ce qu’il pouvait se passer, sans avoir d’idée préconçue ni même d’attente. Me voilà donc partie vers cette Aventure, lorsque je découvre le thème de la semaine: « la transition ». Quelle ne fut pas ma surprise! Je ne voyais absolument pas comment j’allais pouvoir évoluer sur ce thème-là durant toute la semaine. Heureusement que je ne l’ai appris qu’au dernier moment. Cela m’a évité de cogiter, et de me dire à l'avance que je ne saurais pas quoi dire. Alors, une fois sur le Chemin, autant cheminer alors ... C’est parti! Je découvre petit à petit mes compagnons au sein de « bulles » de partage conçues par François et Marc. Ces moments de partage et d'écoute en marchant ont été l’occasion de créer des moments uniques et particuliers, à deux ou trois selon la configuration. L’émotion, la découverte, l’écoute attentive et le parler vrai ont été pour moi une expérience puissante et majeure. Je me suis rendue compte que je n’avais probablement jamais vraiment écouté. Ecouter pour répondre oui, mais écouter simplement, sans parler, juste en écoutant et en ouvrant grand son cœur, c’est quand même une autre dimension. Je me suis dit « quel gâchis jusqu’à présent » et je me suis rapidement dit «heureusement que tu as appris et testé cette écoute qui te sauvera probablement de situations plus tard». Il vaut mieux que je m’en sois rendue compte maintenant et que je puisse commencer à l’expérimenter de manière quotidienne. Découverte donc d’une "clé" sur mon Chemin. Une possibilité en moi que je ne connaissais pas vraiment et que j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à découvrir. Une autre expérience et une autre découverte m’attendait: celle du groupe. J’ai été, comme certains des accompagnés selon leur dire, dans un cocon ou la bienveillance et la confiance ont été de mises. Il règne chez moi une pudeur assez marquée qui m’empêche tout simplement de partager. Ce groupe m’a libéré de ce poids, j’ai pu parler et être écoutée (et non pas simplement entendue) durant une semaine et j’ai trouvé cette expérience extrêmement puissante: partager mes expériences, mes ressentis, mes émotions avec d’autres personnes! Ce qui reste assez rare dans ma vie quotidienne. Les partages et les échos des uns viennent nourrir la réflexion des autres. J’ai pu ainsi me nourrir de l’écoute de certaines phrases prononcées qui ont fait écho directement en moi. Cela a été une découverte et un enrichissement inattendus. Tous ces éléments viennent apporter des pierres à mon édifice personnel. C’est incroyable de voir à quel point les êtres humains peuvent s’enrichir les uns et les autres, quand ils s'écoutent. L’accompagnement a été réalisé avec une attention particulière au bien-être de chacun, à la sensibilité et au temps accordé lors des échanges. Ce qui m’a le plus marquée et le plus apporté, c'est le temps que j’ai eu pour réfléchir, parler, écouter, partager, me poser, observer, échanger, sentir et ressentir. Un moment hors de l’espace-temps. Quel luxe ! Depuis que j’ai touché ce luxe, je prête aujourd’hui une attention particulière à m’octroyer des moments de pause quotidiens. Sculpter son Chemin a été pour moi une ouverture sur les autres et une découverte de moi-même.   Milène

  • L’art subtil de l’écoute profonde

    L'écoute profonde représente bien plus qu'une simple perception auditive. Elle est une compétence fondamentale qui transforme la manière dont les individus interagissent avec eux-mêmes et avec les autres. L’ouïe est un sens, mais l'écoute est un art. Elle exige une présence, une quiétude intérieure, une ouverture et une attention consciente à ce que l'autre communique par son corps, sa parole et son silence.  L'écoute profonde implique d'aller au-delà de la surface de ce qui est entendu. Il s'agit de comprendre pleinement sans se précipiter pour commenter, poser une question pour essayer de comprendre ou donner un conseil pour aider.  Cette distinction est essentielle, car elle élève l'écoute profonde d'une simple fonction passive et réactive à un engagement actif, intentionnel et interpersonnel profond.  L'importance de l'écoute profonde dans les relations humaines est considérable. Elle favorise un climat de confiance et une connexion sociale authentique, encourageant une réflexion plus profonde et une ouverture à de nouvelles perspectives. Elle constitue un outil puissant d'auto-connaissance et d'auto-acceptation pour une plus grande clarté dans la relation à soi-même. C’est une condition indispensable pour améliorer les relations avec autrui.  La mise en lumière de ces bénéfices justifie ainsi de cultiver l’art de l'écoute profonde, comme une compétence vitale pour le bien-être individuel et l'harmonie collective. Le Woaching est un espace particulièrement propice à cultiver l’écoute profonde.  Lors des temps de marche dits « en bulle »  (où deux personnes marchent côte à côte, l’une écoutant, sans parler, l’autre qui s’exprime à haute voix), les ingrédients essentiels à l’écoute profonde sont rassemblés. La pleine présence : c’est le cœur même de l'écoute profonde. Elle est favorisée par la déconnexion de son quotidien et la connexion à l’instant et au lieu présent (la nature) par laquelle commence toute expérience de Woaching; Le non-jugement : favorisé naturellement par l’écoute sans parler du tout, en marchant côte à côte, sans perception du langage corporel de l'autre qui pourrait exprimer une approbation, une surprise, une émotion, un jugement; L’ouverture et la réceptivité : favorisée par le fait de ralentir, de marcher au calme en permettant aux silences de s’exprimer. Ces caractéristiques fondamentales constituent le socle de l'écoute profonde, la distinguant des formes plus superficielles qui tournent à la conversation. Elles mettent l’accent sur la disposition interne de l’écoutant. Ce dernier doit accepter de temporairement « disparaître » ou de suspendre son propre ego et ses préjugés pour se connecter véritablement à l’autre. Cette auto-suspension n'est pas une perte de soi, mais une condition nécessaire à une réceptivité et à une compréhension authentiques. La suppression active du soi (ego, biais, idées préconçues) n'est pas un vide, mais elle crée un espace permettant à l'écoutant de véritablement "recevoir" la réalité de l'autre sans distorsion, conduisant à une connexion plus profonde et authentique. C'est un paradoxe : en se mettant temporairement de côté, on devient plus pleinement présent pour l'autre, enrichissant finalement les deux parties.   Les métaphores sont des outils puissants pour exprimer la complexité de l'écoute profonde, en révélant ses dimensions relationnelles, intérieures et transformatrices. Le « vase réceptif » : être un « vase vide » ou « boire les paroles » consiste à absorber sans réagir sur le moment, à laisser de l’espace pour ce qui est dit, et à s’imprégner du message de l’autre. La « Sage-Femme des pensées » : la méthode de Socrate, appelée « maïeutique » ou « art de l’accouchement » suggère que l'écoutant aide l'orateur à "mettre au monde" ses propres idées et sa propre compréhension, agissant comme un facilitateur. Le « miroir » :  créer un effet miroir permet à l'orateur de ressentir ses propres pensées reflétées, gagnant ainsi en clarté et en perspective. L'expression « un miroir embué ne peut pas refléter avec précision »  implique que la clarté interne de l'écoutant est essentielle pour un reflet fidèle. Ces métaphores transmettent avec force la nature dynamique, de soutien et transformatrice de la relation d'écoute profonde. La « Sage-Femme des pensées" et « l’effet miroir »  soulignent un aspect crucial de l'écoute profonde. Il ne s'agit pas pour l'écoutant de comprendre l'orateur, mais de permettre à celui-ci de se comprendre lui-même. L'écoutant agit comme un catalyseur, créant un espace sûr et réflexif où l'orateur peut accéder à sa propre sagesse intérieure et à sa clarté. Cela va au-delà de la simple empathie ou compréhension. L'écoutant, par sa présence profonde et sa réflexion « non-jugeante », crée une boucle de rétroaction externalisée unique pour l'orateur. Cela permet à celui-ci de « s'entendre» plus clairement, de traiter ses propres pensées et émotions, et finalement d'acquérir une meilleure connaissance de soi et de trouver ses propres solutions. C'est un processus de codécouverte où la réceptivité de l'écoutant libère les ressources internes de l'orateur.  Cela suggère que le but ultime de l'écoute profonde n'est pas de recueillir des informations ni de fournir du réconfort, mais de donner à l'orateur les moyens d'atteindre une plus grande autonomie et une meilleure conscience de soi. C’est le cadeau que l’écoutant fait à celui qui parle, en l’écoutant profondément, sans parler.

  • Organiser l'inattendu

    Ou comment l'alchimie du Camino s'invite dans le Woaching Lors de mes longues marches sur le Camino, j'ai été surpris, frappé même, souvent, par des découvertes inattendues. Telle rencontre d'une personne devenue chère faite suite à une erreur de parcours... telle porte d'église poussée par hasard qui me révèle un atelier incroyable où des anciens transmettent leur savoir de bricolage aux jeunes du village... telle variante du chemin que je choisis de prendre au dernier moment et qui me mène à un gîte extraordinaire... Combien d'expériences aurais-je manqué si j'avais suivi un plan prévu! Je me suis interrogé sur ce phénomène remarquable. J'ai ainsi découvert qu'il y avait un mot pour l'exprimer: la sérendipité. La sérendipité est le fait de faire par  hasard  une découverte inattendue qui s'avère ensuite fructueuse. Le mot est surtout utilisé dans le domaine de la recherche scientifique. E lle permet au chercheur de faire une découverte inattendue, d'importance ou d'intérêt supérieur à l'objet de sa recherche initiale, et désigne l'aptitude de ce même chercheur à s'ouvrir à de l'inattendu et à saisir, puis exploiter cette « chance ».  Et de fait, le marcheur au long cours est lui aussi un chercheur. A la recherche de lui-même, souvent. J'ai maintes fois entendu des témoignages de marcheurs exprimer qu'ils avaient trouvé dans leur périple bien plus que ce qu'ils cherchaient. Et je l'ai vécu moi même. Lorsque j'ai commencé à accompagner les premières sessions de Woaching d'une semaine (Sculpter son Chemin) avec mon frère Marc, qui a lui aussi une longue expérience de marche sur le Camino, nous nous sommes aperçus qu'il était possible de favoriser ce phénomène, pour le bienfait des participants. Pour leur permettre de vivre dans une session de Woaching des choses que nous avions appris à vivre au cours de nos longues marches. Ainsi, au fil des accompagnements, nous nous sommes appliqués à, en quelque sorte, "organiser la découverte inattendue"! C'est à dire laisser la place au hasard de s'exprimer et savoir le reconnaître et le saisir pour en faire quelque chose, quand il s'exprime. Prenons une minute pour un exemple. Un jour, alors que nous marchons avec le groupe sur un chemin du côté de Lodève, nous tombons sur une immense dalle rocheuse sur laquelle des promeneurs avaient confectionné une immense spirale avec des cailloux. C'était tout à fait inattendu. Lors du repérage du parcours fait quelques jours plus tôt, cette spirale n'existait pas. Au moment où nous passons, nous nous apprêtons à faire une pause pour déjeuner. L'idée jaillit. Nous pouvons faire quelque chose avec cette spirale. Nous ne savons pas encore quoi. Nous arrêtons le groupe. Pendant qu'ils déjeunent, Marc et moi convenons d'un exercice que nous allons réaliser après déjeuner. Ainsi, à la place de ce qui était "prévu", nous proposons tour à tour à chaque participant de marcher dans la spirale en mimant les changements qu'il est en train de vivre dans sa vie. Et de le filmer. Puis en adaptant notre parcours, nous sommes repassés au même endroit pour faire le même exercice deux jours plus tard. Le soir, au gîte, dans la séance de visionnage des différences entre les vidéos, chacun a pu observer, sous une forme totalement inattendue et frappante, la progression de ses prises de conscience sur les changements qu'il est en train de vivre. Avec l'expérience, nous commençons à comprendre les mécanismes à l'oeuvre dans cette manière d'accompagner. A mon sens ils reposent sur trois ou quatre ingrédients précieux: amener les participants à découvrir le programme au fil du temps, à laisser venir; faire confiance à notre expérience de la longue marche sur le Camino pour reconnaître les opportunités que le chemin nous propose, et amener les participants à en prendre conscience; concevoir le déroulé de nos programmes avec une grande adaptabilité des ateliers, et de la marge sur le "timing"; faire confiance au processus pour apporter quelque chose au-delà même des attentes. Ainsi, aussi bien dans les parcours de deux jours (Eclairer son Chemin) que d'une semaine (Sculpter son chemin), la sérendipité s'invite et permet à beaucoup, sinon à chacun de témoigner que son expérience lui a apporté certaines choses précieuses auxquelles il ne s'attendait pas. Et nous non plus! Francois

  • Découverte du Woaching en profondeur

    Témoignage de Thierry Géant Comme j’aime à le répéter :  « je serai mort que je n’aurai pas fini de me connaître… » Pour moi, il est essentiel de m’offrir régulièrement un temps d’introspection, en explorant des formes différentes. C’est pourquoi j’ai voulu découvrir plus en profondeur l’approche du  Woaching . Amoureux de la nature, je sais que les balades m’aident à prendre du recul et à cheminer dans mes réflexions… Mais six jours de marche ? Moi qui ne suis pas un marcheur ? Et pourtant, pendant ces six jours, tout était cadré, organisé, pensé pour que je puisse simplement me concentrer sur moi. Des temps seul, à deux, en collectif, dans un petit groupe de quatre personnes, tous venus pour la même chose : avancer sur leur chemin à un moment fort et marquant de leur vie. Une des expériences les plus puissantes? Parler à voix haute en marchant, pendant que l’autre écoute en silence. Pas de regard, pas de réponse, juste cette parole qui circule, et qui nourrit autant l’orateur que l’oreille attentive. Marc et François, deux frères animateurs, prennent soin de nous. Leur intention est claire : nous aider à trouver nos propres clefs pour avancer. Ils s’appuient sur des méthodes solides, des exercices structurés, pour éclairer la transition qu’on est en train de vivre, et comprendre l’étape dans laquelle on se trouve. Ce n’est qu’un bout de chemin… à chacun de poursuivre le sien ! Alors oui, venez vivre cette expérience avec deux amoureux de la nature, de la marche et de l’humain. Merci Marc & François Thierry

  • Ils se sont offert le temps d'un week-end "Éclairer son chemin"

    Avec quelles "pépites" sont-ils repartis? L'autre jour, je parlais avec une personne qui est venue déjà deux fois au week-end "Éclairer son chemin". Elle me partageait ce qu'elle y avait trouvé de plus nourrissant pour elle, à chaque fois. Cela m'a donné l'envie de relire les retours que les participants nous ont offerts, comme elle, depuis deux années (déjà! 😊) que le programme "Éclairer son chemin" existe. Et de regarder dans ce qu'ils ont exprimé à propos de ce qu'ils ont vécu, quelles sont les choses les plus précieuses. Prendre le temps de ralentir Je me dis merci de m'être offert le temps ces deux jours pour moi, rien que pour moi. Qu'est ce que ça fait du bien! J'ai pris le temps d'arrêter le temps, de mettre un point d’arrêt et faire un point… c’est quelque chose que je n’avais jamais fait. Merci de m’avoir permis de prendre ce temps de recul, en confiance, sans jugement. Juste me laisser guider sans avoir à penser à « faire ». C’est très rare. Je suis heureuse d’avoir expérimenté cela.  Se ressourcer en marchant dans la nature Je me suis émerveillée, en marchant dans la nature, en partant tôt le matin. Je devrais le faire plus souvent. Le cadre de la marche est magnifique, même si j’ai eu un peu froid. J’aurais pu marcher encore. J'ai fait beaucoup de stages. Ce que j’ai vécu d’unique ici c’est la rencontre avec la nature. Elle est au centre, comme si elle nous portait, en fond. Je trouve ça vraiment une belle rencontre aussi. Etre à l’extérieur, ce n'est pas rien. Vivre la rencontre de nouvelles personnes dans un collectif respectueux et convivial Je n’ai pas l’habitude de parler de moi et pourtant je me suis sentie bien dans ce groupe de nouvelles personnes. La parole de chacun est respectée.  Je  parle, et je sais que je suis écoutée. Écoutée et respectée. C'est très rare de se sentir vraiment écoutée. J'ai aimé l’accueil, la simplicité, les repas partagés, et une grande liberté dans un cadre simple et convivial. J'ai fait l'expérience d'un collectif où il fait bon vivre. C’est une structure puissante et "sécure" qui m'a permis d’être qui je suis, et dans un collectif. Centrée sur moi et avec les autres, et avec un groupe. Quand je suis centrée sur moi, je suis plus avec vous. C’est un endroit où je peux « muscler » ce truc là. Apprendre sur soi Je n’ai pas l’habitude de parler de moi. Je ne savais pas trop ce que j’allais dire. Mais marcher, regarder la nature, entendre les autres, … ça venait! On ne se connait pas. Tu arrives ici et tout d’un coup tu deviens philosophe …! Je m’en souviendrai. Je suis surpris à quel point j’ai réfléchi et avancé en aussi peu de temps. Je suis heureux d'avoir pris conscience de cela. Je ne vais plus marcher avec quelqu’un de la même façon. Écouter le vécu de personnes que je ne connaissais pas, c’est une grande richesse. Car même si on a des histoires différentes, on est tous à la recherche des mêmes choses. Toutes ces pépites nous nourrissent pour enrichir continuellement l'expérience à laquelle viendront se nourrir les futurs participants. Merci🎁

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